La pêche

Réputés bons pour la santé, devenus incontournables dans nos assiettes, en 70 ans les français sont passés d’une consommation annuelle de poisson de 9 à 35 kg.

Cela a des conséquences sur la biodiversité marine qui, à terme, pourraient causer la disparition de nombreuses espèces de poissons sauvages ! Selon les WWF, si l’on n’agit pas vigoureusement, la surpêche aura décimé les populations de poissons sauvages d’ici 2050 !

Cette surconsommation risque d’avoir des conséquences dramatiques sur l’environnement et pour l’Homme.

Une fois n’est pas coutume, les plus exposés aux conséquences de la surpêche seront les régions les plus pauvres du globe. En effet, pour 800 millions de personnes, le poisson constitue le premier apport en protéine, sans possibilité de ressources alternatives.

Que pouvons nous faire ? Manger moins de poisson va de soi, s’abstenir de manger les jeunes poissons pour leur laisser le temps de grandir et préférer les proies aux prédateurs qui se reproduisent beaucoup moins vite. Dans tous les cas, privilégier les produits étiquetés des labels MSC, ASC ou BIO. De nombreux guides existent pour aider le consommateur dans ses choix.

Qu’en est-il de la pêche française ? Après une longue période houleuse, elle semble naviguer en eaux plus calmes. C’est en tout cas ce que nous dévoile le bilan 2016 de la pêche et de l’aquaculture de l’organisme public FranceAgriMer.

Après des discussions animés, de nombreux débats et l’instauration de quotas européens, certaines eaux se repeuplent. Encourager les bonnes pratiques et les innovations, promouvoir la marque Pavillon France devient plus que jamais prioritaire.

Maud Fontenoy

 

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