Le vrai-faux de Maud Fontenoy

Interview avec Stéphane Bern dans « A la bonne heure »

Maud Fontenoy sur RTL
Maud Fontenoy sur RTL

Stéphane Bern : « Le jeu est très simple, on donne des informations sur vous et l’on doit dire si c’est vrai ou c’est faux. Nous avons Maud Fontenoy, la conquérante des mers, celle qui se bat pour la planète mais il y a eu aussi, enfant, une Maud Fontenoy très timide. En effet, la première fois qu’un professeur l’a appelée par son nom et lui a demandé de se lever, elle était tellement timide qu’elle s’est évanouie. »

Maud Fontenoy : « Eh bien c’est vrai. J’ai passé près de 15 ans sur le bateau et je suis allée pour la première fois à l’école en terminale et je vous avoue que cela m’a fait un choc d’arriver à l’école en terminale et c’est vrai que j’étais maladivement timide. Je le suis encore mais maintenant je me soigne. »

Le stage à la marine nationale

Stéphane Bern : « Oui, vous ne vous êtes pas évanouie à chaque question Maud Fontenoy. Vous avez fait un stage à la marine nationale et avez appris à vous recoudre vous-même une plaie et même en cas de besoin vous arracher vous-même une dent. »

Maud Fontenoy : « En effet. Dans les formations de la marine nationale, il font faire plein de choses comme t’abandonner en plein mer puis viennent te nettoyer, il te mettent même dans une fausse carlingue d’hélicoptère, ils t’attachent équipé d’un habillement militaire (bottes, casque etc.) et vont te mettre à l’envers dans l’eau, t’immergent en pleine nuit à 6 mètres d’eau…le but c’est de sortir sans paniquer. Ce qu’il faut se dire c’est qu’il y a quand même des plongeurs de la marine nationale autour qui ne vont pas te laisser te noyer. C’est pour te préparer si ton bateau se retourne.

Sauf que quand cela t’arrive dans les 40èmes rugissants comme à moi Maud Fontenoy, il n’y a personne pour venir te chercher. Donc là tu relativises quand même sur le véritable danger. Cela peut d’ailleurs être un conseil de vie : essayer de relativiser sur le danger réel auquel tu es confronté. Dans tous les cas ça n’était pas ce qu’il y a de plus agréable mais l’on est quand même entouré si l’on n’arrive pas à se détacher. J’ai réussi mais naturellement il faut prendre son canot de sauvetage puis l’extirper loin. »

Stéphane Bern: « Pour se donner du courage lors de ses différents exploits en mer, Maud Fontenoy a emporté en traversée un nez rouge de clown. Et le simple fait de le regarder, cela lui donnait du courage et la faisait relativiser. »

Maud Fontenoy : « C’était pour moi un petit objet qui permettait de se dire « on fait un choix. Et dans les choix qu’on entreprend il n’y a pas toujours que de bons côtés. Il y a des moments où on le sait. »

Stéphane Bern : « Pour apprendre la voile, Maud Fontenoy a suivi des cours d’école des Glénans et il fallait payer les études. Elle a donc fait des ménages. »

Maud Fontenoy : « A l’école des Glénans en fait on participe à la vie commune pour pouvoir faire des stages gracieusement donc en gérant le ménage, en gérant la cuisine et étant une véritable fée du logis. Mais c’est une fois un homme, une fois une femme. C’est très paritaire, ce qui est très bien. »

Stéphane Bern:  » Car vous êtes très attentive à cela. »

Le dernier ouvrage de Maud Fontenoy

Le dernier ouvrage de Maud Fontenoy
Le dernier ouvrage de Maud Fontenoy

Maud Fontenoy: « C’est vrai que dans mon livre « Vivre, vraiment« , cela raconte le combat des femmes aujourd’hui. On est parfois lassées du comportement sexiste de certains hommes, assez d’être en rayons et devoir se battre pour obtenir la parole car il y a une seule femme parmi dix hommes…C’est un combat un peu de tous les jours quand on pense qu’aujourd’hui les femmes ne sont pas payées au même tarif qu’un homme. Il faut se comporter mieux. Il faut réarmer les femmes pour parler, il faut que le regard soit différent. C’est surtout de dire aux femmes qu’à un moment donné il y en a marre et que parfois on peut être désarmé. Ça n’est pas parce qu’on manque de force physique ou qu’on manque de caractère comme c’est mon cas à moi Maud Fontenoy. Par ailleurs, tu n’as pas toujours l’âge ou la maturité. Quand tu es un peu trop petite c’est parfois difficile. »

Une interview proposée sur RTL dans l’émission à « A la bonne heure » en compagnie de Stéphane Bern et Maud Fontenoy.

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