Maud Fontenoy dans l’émission « dans le rétro », partie 1

Maud Fontenoy a été l’invitée auprès de France Bleu ce mois d’avril dans l’émission « Dans le rétro ». Nous vous proposons de découvrir ensemble cette interview en plusieurs parties.

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Maud Fontenoy est l’invitée de l’émission radio « dans le rétro »

Partie 1 : Le bonheur et le dépassement de soi, thèmes du nouvel ouvrage de Maud Fontenoy

Déborah Grunwald : « Vie, bonheur, confiance et dépassement de soi sont les thèmes abordés dans le dernier livre de Maud Fontenoy, « Vivre, vraiment », aux éditions First. On peut d’ailleurs dire qu’en termes de dépassement de soi, Maud Fontenoy sait de quoi elle parle. En effet, elle a ramé une bonne partie de sa vie, traversé l’Atlantique et le Pacifique à la rame, fait le tour de l’hémisphère sud en solitaire, à la voile et à contre-courant. Bonsoir Maud Fontenoy, nous allons aborder les différents périples qui ont rythmé les moments de votre vie. Nous allons commencer par parler de votre dernier ouvrage car l’on court tous après le bonheur. »

bonheurMaud Fontenoy : « Bonsoir! Moi je trouve que le bonheur n’est pas forcément confortable c’est-à-dire qu’on peut trouver du bonheur, et ça c’est important de le rappeler à ceux qui nous écoutent, on peut trouver du bonheur aussi dans les difficultés de l’existence, dans les moments de dépassement de soi. Les femmes m’ont beaucoup écrit, c’est pour cela que j’ai écrit ce livre. Les femmes me prennent moi Maud Fontenoy comme « super-héros » mais j’ai envie de leur dire que dans la vie du quotidien, personne n’est préservé des souffrances de l’existence (maladies, décès, déceptions relationnelles, échecs…). La seule différence c’est qu’il y a la personne qui jette l’éponge et la personne qui se dit « j’ai fait de mon mieux, j’ai donné le meilleur de moi-même » et qui reste structurée en essayant de se recentrer sur l’art de l’essentiel, un art dont je parle beaucoup dans le livre. Il s’agit de faire de l’autosuggestion et qui permet de se relever le lendemain matin. »

Déborah Grunwald : « Vos exploits en mer, Maud Fontenoy, ont prouvé que vous étiez quelqu’un de fort mentalement et physiquement, on ne peut pas le nier. On imagine une Maud Fontenoy combative et solide, cela aide pour trouver le bonheur? C’est plus facile, on s’acharne moins sur son sort, on rebondit peut-être plus facilement ?  »

Maud Fontenoy :  » Je suis une femme forte, c’est vrai. Je pense que les femmes le sont. Mais je pense qu’elles l’ignorent. Parce qu’en réalité on vous a souvent dit, comme à moi Maud Fontenoy au moment de traverser l’océan à la rame « ça n’est pas possible, tu n’es pas assez grande ». Donc oui, il est certain qu’il faut de la force. Mais cette force-là on l’a tous à l’intérieur de nous mais l’on ne sait pas comment aller la chercher. »

Déborah Grunwald : « Au quotidien, qu’est-ce qu’on peut faire pour être heureux? »

Maud Fontenoy : « Je dirais qu’il faut se recentrer sur ses valeurs, sur ce qu’on aime vraiment, faire les choses par amour. Je reviens sur le côté essentiel c’est-à-dire essayer de se débarrasser des choses qui nous alourdissent, comme un sac à dos, il faut s’alléger. Il faut essayer de penser toujours l’aspect positif de ce qui va vous arriver. Dîtes-vous, « qu’est-ce que je peux en tirer ». Et puis essayez de vous reconnecter un peu à la nature. »

Quelques rappels sur Maud Fontenoy par Déborah Grunwald

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Âgée à peine de quelques semaines, Maud Fontenoy embarque en mer

Déborah Grunwald : « Maud Fontenoy, vous êtes née le 7 septembre 1977. Votre père travaille dans l’immobilier et votre mère est pharmacienne. Âgée d’une semaine, vos parents partent en voyage et vous emmènent, c’est le début d’un tour du monde qui va durer 15 ans. Maud Fontenoy, vous avez eu finalement le pied marin avant d’avoir le pied sur terre, quasiment. Vous avez eu une vie donc atypique et solitaire aussi, non ? »

Maud Fontenoy :  » Je suis arrivée à l’école en terminale et suis plutôt solitaire. Je ne vais pas dans les cocktails, les soirées, je ne suis jamais en boîte de nuit de ma vie. Il faut savoir qu’est-ce qui vous ressemble, qui vous apporte. Chacun doit trouver sa petite mosaïque et moi, Maud Fontenoy je me ressource en étant assez seule, avec très peu de monde. C’est là où je me recentre et où je sais que je veux aller. Quand il y a plein de monde, je suis un peu perdue. C’est sûr qu’après il faut s’adapter. Donc je me suis adaptée à la vie en société avec plein de monde de temps en temps. »

Déborah Grunwald : « Mais cela reste un effort à faire quand même, c’est angoissant ? »

Maud Fontenoy : « Oui, toujours mais j’y suis obligée. Mais du coup j’aime ça dans un sens où cela représente un dépassement. »

La suite de l’émission « dans le rétro » en compagnie de Maud Fontenoy disponible dans la partie 2 où l’on retrace ses aventures maritimes.

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